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Wirecard : retour sur un scandale qui secoue le monde de la finance

Wirecard

Bien que le monde ait été saisi, à juste titre, par la pandémie mondiale de Coronavirus, un scandale a éclaté qui a secoué le monde de la finance.

La société de paiement Wirecard a été impliquée dans un scandale qui implique la disparition de 1,9 milliard d’euros, une arrestation et un audit EY. Dans cet article, nous expliquons le scandale Wirecard, notamment ce qui s’est passé, qui est impliqué et ce qui pourrait se passer ensuite.

C’est quoi Wirecard?

Wirecard est une société de traitement des paiements et un prestataire de services financiers basés en Allemagne. Il s’agit d’une banque allemande entièrement agréée qui offre à ses clients des services de paiement électronique et de gestion des risques. Elle émet et traite également des cartes bancaires physiques.

Wirecard possède une filiale à Newcastle, Upon Tyne ainsi qu’une succursale en Amérique du Nord après avoir acquis Citi Prepaid Card Services. Elle est également présente en Nouvelle-Zélande, en Australie, en Afrique du Sud, en Turquie et au Brésil.En 2019, SoftBank a investi dans Wirecard, et elle est également représentée à Pékin.

Retour sur le scandale Wirecard

Le scandale tel que nous le connaissons a été découvert cette année, mais des rumeurs d’actes répréhensibles remontent à 2008.

Ces rumeurs comprennent des suggestions d’irrégularités de bilan et un dossier d’allégations de blanchiment d’argent. Ceux qui ont critiqué Wirecard ont été victimes de campagnes de piratage informatique, bien que l’auteur de ces dernières n’ait jamais été retrouvé.

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En 2018, le personnel juridique du siège de Wirecard à Singapour a entamé une enquête sur trois membres de l’équipe financière. Cela s’est fait après qu’un dénonciateur les ait avertis d’un plan visant à envoyer frauduleusement de l’argent en Inde via des tiers. Bien que cette enquête n’ait rien donné, le Financial Times a été alerté de l’enquête et de l’inaction qui s’en est suivie. Wirecard a rejeté la plainte et la BaFin, le régulateur allemand, a en fait enquêté sur la manipulation du marché par le Financial Times.

Cependant, en 2019, la police de Singapour a fait une descente dans les bureaux de Wirecard. La BaFin, le régulateur financier allemand, les a frappés d’une interdiction de vente à découvert de deux mois. La même année, ils ont reçu une injection de 900 millions d’euros en espèces de la SoftBank, ainsi qu’une approbation des comptes de 2018 de l’auditeur EY.

Les révélations du Financial Times

Tout au long de cette période, le Financial Times a suivi de près l’évolution de Wirecard. Et fin 2019, il a publié des documents indiquant que les bénéfices des unités de Dublin et de Dubaï étaient frauduleusement gonflés. Bien qu’elle le nie, Wirecard a nommé KPMG pour effectuer un audit spécial.

L’audit était censé se terminer en mars 2020, mais la publication du rapport de KPMG et des résultats de l’année entière par EY est reportée. Lorsque le rapport a finalement été publié en avril, KPMG a déclaré qu’il ne pouvait pas vérifier que les arrangements responsables de la « part du gâteau » des bénéfices déclarés de 2016 à 2018 étaient réels.

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Ils ont également remis en question le milliard d’euros de liquidités qui sont supposées être détenues dans deux banques aux Philippines. Cependant, la seule preuve de cela a été fournie par des documents obtenus de la par un administrateur qui a coupé les liens avec Wirecard au moment où l’audit spécial a commencé. Malgré cela, on dit aux investisseurs qu’EY est heureux de signer l’audit de 2019. La publication de celui-ci est retardée en raison de la pandémie de coronavirus.

Alors que le monde commençait à sortir de l’isolement, les procureurs de Munich ont lancé une enquête sur le directeur général Markus Braun et trois autres membres du conseil d’administration. Quelques semaines plus tard, le 16 juin, les banques philippines BPI et BDO informent EY que les documents détaillant les soldes de 1,9 milliard d’euros sont « falsifiés ». Et le 18 juin, au lieu de publier les résultats de leur audit pour 2019, elles annoncent qu’il leur manque 1,6 milliard d’euros.

C’est alors que les gens ont commencé à s’en rendre compte.

Written by Michel

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