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Prime à la conversion : l’Etat ne sait-il plus compter ?

 Dans le cadre de la mise en œuvre du fameux plan de relance pour l’industrie automobile, l’Etat aurait du mal à compter le nombre de bénéficiaires de la prime à la conversion. Une date butoir serait la meilleure option pour y parvenir.

Difficile de compter les bénéficiaires

Ce plan de relance de l’industrie automobile, a été annoncé par Emmanuel Macron, le 26 mai dernier. L’objectif est clair : faire face à la crise provoquée par la pandémie et qui frappe également de plein fouet la filière automobile. Le Président français a déjà annoncé vouloir limiter l’octroi de l’aide financière aux 200 000 premiers clients. Le hic c’est que le gouvernement ne dispose pas à ce jour d’une méthode de calcul pour compter le nombre exact de bénéficiaires. Toutefois, l’opération aurait pu se faire si l’Etat avait adopté le système d’immatriculation des véhicules (SIV) pour mener son calcul. Et là encore, on dispose d’un système qui n’est pas parfait puisque cela pénaliserait les clients qui achètent des modèles avec un délai de livraison à rallonge. Sans parler du temps et de l’argent qui doivent être investis et donc dépensés en matière de développement informatique, si on adopte ce système. Pour résoudre rapidement le problème, l’Etat veut fixer une date butoir.

Une date butoir encore incertaine

 Quelle sera cette date et comment sera-t-elle déterminée ? C’est la question qui se pose aujourd’hui et qui attend une réponse précise de la part du gouvernement. Néanmoins, l’on sait qu’elle sera fixée par un décret, ainsi que les modalités qui devront être appliquées par la suite. La date de fin ne sera pas avant fin juillet, dit-on. Le Conseil national des professionnels de l’Automobile (CNPA) serait appelé à la rescousse pour la mise en place de cette prime à la conversion. Pour ce faire, le CNPA fera un sondage à une centaine de groupes adhérents et membres de son réseau.