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« Désemparée », le nouveau texte très engagé de Barbara Cassin

Dans son nouveau texte intitulé « désemparée », la philosophe, philologue et académicienne française Barbara Cassin, dépeint l’actualité mondiale avec des mots qui semblent venir tout droit du cœur. 

Coronavirus et Georges Floyd

« Ce texte n’est ni un texte de colère ni un texte de protestation. C’est pire :  je suis désemparée. » C’est par ces mots que Barbara Cassin commence son nouveau texte très engagé intitulé « Désemparée ». Elle n’y va pas par quatre chemins pour commenter les sujets brûlants du moment. A l’instar du meurtre de George Floyed ou d’Adam Traore par exemple. « Il y a de quoi s’indigner », s’insurge-telle. Ou encore de la pandémie de coronavirus et la crise mondiale qu’elle a entraînée. « Le virus de la covid est darwinien : il tue de préférence les pauvres et les vieux. Il met en visibilité et il accroît les inégalités économiques et sociales », s’écrie-t-elle à travers son texte. 

Le changement climatique

« Je ne comprends pas pourquoi nous sommes devenus si cons ». Barbara Cassin émet ses craintes quant à l’avenir de l’humanité, de la Nature et de l’espèce humaine. « Nous savons tous que le dérèglement climatique est devant nous avec des conséquences terrifiantes. Ces conséquences, nous les expérimentons tous les jours » s’insurge-t-elle une fois de plus. Elle a pris comme exemple la fonte du permafrost et l’effondrement des réservoirs de diesel à Sibérie, ou encore l’incroyable température de 20 degrés au Pôle et tout ce que cela peut entraîner. Barbara Cassin parle de virus inconnus qui pourraient être libérés suite à la fonte des glaces polaires. Cependant, elle ne peut s’empêcher d’évoquer l’effet positif du confinement au niveau mondial. Les diverses restrictions de déplacements auraient conduit à une baisse des émissions de gaz à effet de serre, à hauteur de 30% selon Le Monde. « Cette expérience mondiale involontaire est une réussite à laquelle personne ne s’attendait. Inimaginable ! On n’y croyait pas et pourtant on peut », écrit-elle. Mais alors pourquoi est-elle si désemparée ?