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Star Trek, L’Insurrection : les réalisateurs en désaccord avec l’éthique du film

Le film réalisé par Jonathan Frakes a reçu des critiques mitigées. Le désaccord des cinéastes concernant son éthique serait manifestement à l’origine de la déception des fans de  : La Nouvelle Génération.

Star Trek : Insurrection a hérité d’un résultat plus ou moins insuffisant au box-office. Les cinéastes ayant participés à sa réalisation étaient d’ailleurs en désaccord avec le principe éthique du projet. Sur le site de critiques Rotten Tomatoes, le film affiche un score de 55%. Il montre quelques signes d’essoufflement au box-office international en rapportant 117,8 millions de dollars. On peut dire qu’il n’a pas eu le même succès fulgurant que son prédécesseur, Star Trek : First Contact. La confusion sur sa principale question morale est probablement la raison principale de la déception des fans de la saga.

Problème éthique dans le film

Ce film réalisé par Jonathan Frakes inclut le dilemme éthique ayant fait la réputation des meilleures épisodes de La Nouvelle Génération de Star Trek. Son rapport avec l’épisode « Homeward » de la saison 7 de la série saute rapidement aux yeux des Trekkers. Dans ce nouveau chapitre, Dougherty démontre que les capacités régénératrices du Briar Patch, la destination de l’U.S.S. Enterprise-E, permettraient à des milliards de vies dans la Fédération de guérir des maladies et de prolonger la vie de ses habitants. C’est l’une des propriétés fondamentales de la saga fédérée par Spock.

Dans un contexte éthique pourtant, Picard hésite à expulser les Ba’ku au péril de sa carrière et de celle de son équipages pour sauver 600 membres de ce peuple. Ainsi, le film souligne le personnage interprété par Patrick Stewart, étant donné que Doughtery avait un caractère insidieux envers les Son’a. C’est donc clair qu’ils étaient les méchants. Toutefois, l’intrigue principal tourne autour du fait que Picard ait jugé sans importance le destin de 600 Ba’ku comparé à la perte de milliards de personnes grâce aux propriétés du Briar Patch.

Désaccord entre le film et ses réalisateurs

Dans sa critique, le défunt Roger Ebert a clairement démontré la confusion des auteurs par rapport à la solution apportée par le film à son principal enjeu éthique. Lors de son interview avec Jonathan Frakes, il avait demandé l’importance du sacrifice des Ba’ku par rapport à la survie des milliards de vie dans la Fédération. « Je pense que je le ferais peut-être », a répondu ce dernier. « Absolument ! Je pense que j’ai soulevé cette question plus d’une fois », a par ailleurs ajouté l’interprète du commandant Data. Quant à l’actrice qui jouait le rôle d’Anji, Donna Murphy, elle se sentait « très bornée pour servir le personnage. » Visiblement, les figurants n’étaient pas du tout à l’aise dans la peau de leurs personnages d’où le manque d’enthousiasme et l’insatisfaction des fans qui en a résulté.