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Netflix Snowpiercer : digne héritage de Bong Jon-Hoo

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Source : Capture via Instagram

L’adaptation par Bong Jon Hoo du roman graphique français de science-fiction « Le Transperceneige » est sortie victorieuse des coproductions coréennes en 2019. Surpassant ainsi Stoker de Park Chan-wook et The Last Stand de Kim Jee-woon. Ce film a aussi tracé la route de Bong Jon Hoo vers les Oscars, Snowpiercer a immédiatement ouvert les frontières, gagnant une adaptation en série avec le réseau américain TNT.

On a déjà beaucoup écrit sur le naufrage qui a suivi, le showrunner Josh Friedman (Terminator : The Sarah Connor Chronicles) ayant remplacé Graeme Manson (Orphan Black), mais après avoir passé des années à reconstituer Humpy Dumpty, Snowpiercer sera enfin présent à Netflix le 25 mai.

Un peu d’Orient Express

Snowpiercer complète à la fois le film de 2013 et le roman graphique original, en racontant le voyage d’un train indomptable transportant les derniers vestiges de l’humanité à travers une apocalypse gelée. L’arche microcosmique abrite son propre ordre dystopique, de la première classe ultra-riche aux charognards à l’arrière, aussi appelés « tailies ».

Avec sa propre histoire originale, la série introduit une nouvelle distribution de personnages dans un monde en pleine expansion. La star de Hamilton Daveed Diggs succède spirituellement au renégat de Chris Evans, tandis que Jennifer Connelly propose une alternative plus froide (et peut-être meilleure) à la « voix du train » de Tilda Swinton.

Le principe de la première saison est simple : un meurtre très médiatisé conduit à la nomination improbable du seul détective du train, le rebelle sournois André Layton (Diggs). La série, cependant, s’aventure imprudemment dans le genre du mystère, dévoilant son plus grand secret bien trop tôt.

Et si le monologue de chaque ouverture fait écho aux « 1 001 voitures » de Snowpiercer, les contraintes de la télévision en réseau réduisent finalement le poids de l’arche à l’Orient Express. Le plus grand mystère est de savoir comment les personnages traversent la queue en première classe sans transpirer, alors qu’il fait -30 degrés dehors.