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Conflits de frontière entre la Chine et l’Inde : les deux parties évitent de recourir aux armes.

Chine et Inde
Capture sur Youtube

La Chine et L’Inde sont en pleines négociations sur le titre d’appropriation de leur limite frontalière. L’un comme l’autre est prêt à user de tout leur moyen pour défendre son territoire, mais décident de monter un accord pacifique.

Depuis une semaine, les gardes frontaliers des deux nations se sont placés face à face pour une manœuvre de protection de leur territoire. Après une journée de réunion, ces deux derniers n’ont pas encore trouvé de solution durable pour mettre fin à leurs différends. Les deux parties continuent à s’avancer dans la lutte et étudient pour chacun, leur propre stratégie.

Une entrevue préguerre ?

Samedi dernier, Pékin et New Delhi se sont mis en table ronde pour se concerter sur un problème commun et délicat. Au programme, gérer le conflit pour calmer la tension qui monte entre eux. Quelques semaines auparavant, un affrontement entre les militaires des deux camps a eu lieu en raison d’une intrusion. Nombreux étaient les blessés suite à cet affrontement.

Chaque partie a rejeté la faute sur l’autre sans reconnaitre quoi que ce soit. Par l’intermédiaire de Harinder Singh, lieutenant général de l’armée indienne, et de Liu Lin, major général de l’armée chinoise, une rencontre dite « pacifique » se ménageait entre les deux pays. Selon la déclaration du ministère des Affaires étrangères de l’Inde, la rencontre passait dans les normes et les bases du conflit ont été maitrisées. Le nombre de gardes frontaliers entre les deux camps augmente néanmoins malgré ce communiqué. La population des deux pays a peur d’une guerre qui s’annoncerait dévastatrice compte tenu du niveau d’armement de chaque pays.

L’Inde continue de défendre son idéologie

Lundi dernier, deux jours après la rencontre, le ministre des Travaux publics indiens a annoncé que des projets de constructions auront lieu sur le territoire en question. « Les plans sont déjà en main » : affirme-t-il tout en mentionnant Ladakh et Sikkim, les territoires à l’origine de ce désaccord. La pensée de l’Inde n’a donc pas changé même après avoir conclu un accord de paix avec la Chine. De plus, celui-ci a renforcé sa garde frontalière. Cela pourrait exacerber la tension avec la Chine et le transformer en problème encore plus grave.

La réplique de la Chine

Drapeau de la chine
Source : Capture sur Instagram

La Chine n’a pas encore émis de déclaration. Mais en ce qui concerne la garde frontalière, celle-ci a ramené des soldats de guerres, ainsi que des blindés sur les lieux pour transmettre à l’Inde qu’elle est prête à tout. Des images montrent cette réaction de la Chine en seulement quelques heures après la déclaration de l’Inde. Les deux pays entrent alors dans une phase très délicate et chaque fait pourrait devenir le déclenchement d’une guerre.

L’affrontement se poursuit sur les médias

Les lignes de l’accord issu de la rencontre entre les deux pays sont encore restées confidentielles jusqu’à présent. La bataille pour Ladakh et Sikkim atteint déjà un pic dans les réseaux sociaux et même dans les pages de média officielles. Pour la Chine, la chaîne nationale publie des articles concernant le renforcement des gardes frontalières. Les Chinois affirment leur intention de ne pas céder ce qui leur appartient aux étrangers. Toutefois, les images des médias chinois montrent que la limite des frontières est déjà truffée de soldats et de matériels militaires de guerre.

Quelques heures après, une vraie bataille médiatique a commencé puisque l’Inde, par l’intermédiaire de ses médias, a donné sa réponse. Pour celui-ci, les publications n’avaient pas pour but de montrer ses limites, mais une provocation destinée à la Chine. Les médias indiens publient des articles négatifs sur la Chine. Par ailleurs, les produits commerciaux chinois commencent à être boycottés par l’Inde. La réponse de la Chine pourrait être encore plus dangereuse puisque les annonces des médias indiens se présentaient comme une véritable déclaration de guerre.