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Keir Starmer risque la guerre civile à cause de la suspension de Jeremy Corbyn – mais en réalité, il n’avait pas le choix


La suspension de Jeremy Corbyn par Sir Keir Starmer sera considérée comme un moment déterminant dans sa direction du Parti travailliste – à égalité avec la répudiation par Neil Kinnock de la tendance militante en 1985 et le moment de la clause IV de Tony Blair en 1995. Keir et ces événements historiques, c’est qu’il a pris – ou sanctionné – des mesures contre son prédécesseur direct en tant que dirigeant travailliste, ce qui est sans précédent.Ce que les trois instances ont en commun, c’est qu’un chef de l’opposition s’attaque à des éléments qui constituaient une menace pour les travaillistes. De leur point de vue, ces actes de «guerre civile» n’étaient pas en eux-mêmes factionnels mais un rejet du factionnalisme afin de faire du parti travailliste un gouvernement en attente crédible. Appel plus largeJeremy Corbyn a déclaré que les allégations avaient été exagérées pour des raisons politiques (Photo: Getty) Lorsque M. Kinnock a chassé le militant du parti, il l’a fait parce que le conseil d’extrême gauche à Liverp ool traînait la réputation du Labour en licenciant les travailleurs du secteur public dans un coup politique contre le gouvernement Thatcher. Pour Sir Keir, son action contre M. Corbyn pour sa réponse au rapport de la Commission pour l’égalité et les droits de l’homme sur l’antisémitisme du travail a été rapide et impitoyable: l’ex-dirigeant travailliste a semblé abasourdi par la nouvelle qui lui a été racontée par un photographe. En effet, de nombreux députés et personnalités du parti ne s’attendaient pas à une suspension si peu de temps après la publication du rapport.Risques accusés de factionnalismeIl y a déjà des questions sur les motifs de la suspension de M. ce pour quoi sa direction avait fait l’objet d’une enquête – minimiser l’antisémitisme. Mais Sir Keir risque d’être accusé d’avoir pris la décision pour des raisons factionnelles. Les commentaires de M. Corbyn, selon lesquels le problème de l’antisémitisme avait été «surestimé», étaient en contradiction directe avec la déclaration de Sir Keir selon laquelle quiconque pensait que ces accusations étaient «exagérées» devrait être «loin du Parti travailliste». Pour cette raison, Sir Keir n’a eu d’autre choix que de suspendre M. Corbyn. Cette décision n’est pas seulement une question d’éligibilité, mais un impératif moral. Sir Keir a dû montrer qu’en tant que chef du parti de l’égalité qui avait enfreint la loi sur l’égalité à trois reprises, son engagement en faveur de la tolérance zéro pour l’antisémitisme ne se résume pas à des paroles, mais à des actes.