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Chine: propagande avec George Floyd

Face à la situation actuelle, avec les rassemblements massifs initiés en faveur de George Floyd qui est très répandue à l’échelle internationale, le gouvernement du président chinois Xi Jinping, à sa manière, n’a pas hésité à en faire usage à des fins de propagande.

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Une propagande anti-américaine

La mort de George Floyd qui a déclenché une manifestation à grande échelle contre le racisme et la violence policière est devenue un moteur de la propagande en Chine. Il s’agit d’un homme afro-américain asphyxié lors de son interpellation par la police. En réponse à cette situation, la Chine, à la différence des autres pays qui se révoltent et manifestent leur ampleur, adopte une stratégie qui dénote dans le but de renforcer son pouvoir à l’encontre de son grand rival. C’est une occasion idéale pour eux de contre-attaquer la multiplication des accusations par le gouvernement américain sur Pékin. En effet, les membres du gouvernement utilisent George Floyd et les slogans de protestation comme outils de propagande pour soutenir le Parti communiste chinois. Sur les réseaux sociaux, avec les caricatures audacieuses et les tweets sévères, la Chine profite de cette crise américaine pour monter son pouvoir et répondre aux attaques.

La Chine répond aux critiques.

C’est le cas notamment pour une porte-parole du ministère des Affaires étrangères chinois qui a utilisé les derniers mots de George Floyd « I can’t breathe » lors de l’interpellation policière pour répondre aux critiques américaines sur la crise de Hong Kong le 30 Mai dans un tweet. Le 1er juin, le journal officiel du parti, le Quotidien du peuple, est allé plus loin en publiant une caricature plutôt audacieuse sur Weibo, le principal réseau social chinois. Nous avons vu la statue de la liberté engloutie par les flammes et une légende : ”sous le couvert des droits de l’homme”. Hu Xijin, journaliste du Global Times, tabloïd proche du pouvoir, qui suit la ligne éditoriale du quotidien du peuple, établit un lien entre les émeutes américaines et les manifestations Hong Kong. Dans son tweet, il a énoncé : « Je suspecte fortement les émeutiers hongkongais d’avoir infiltré les États-Unis (…) Les vicieux, les émeutiers de Hong Kong sont évidemment les cerveaux de ces violentes protestations à travers les États-Unis. »