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WhatsApp, Instagram : sources d’information 2.0 ?

Les nouvelles plateformes de médias sociaux comme et plus récemment Tik-Tok deviennent petit à petit des sources d’informations pour des jeunes utilisateurs. Une nouvelle manière de détourner l’usage initial de ces supports.

Depuis le début de la pandémie de coronavirus, près d’un quart des personnes de six pays différents se sont renseignées sur la crise sanitaire via (Reuters Digital News Report 2020). Étonnant, vu qu’il existe d’autres réseaux sociaux qui sont beaucoup plus informatifs sur un sujet donné. Les jeunes se sont aussi tournés de plus en plus vers Instagram et Snapchat pour avoir des renseignements sur la progression de la maladie.

Un facteur de risque de désinformation

Mais plus il y a de monde qui se tourne vers ces médias non conventionnels, plus il y a un risque énorme à la propagation d’une campagne de désinformation. Plus de 56 % des utilisateurs de médias sociaux comme ou se demandent en tout temps qu’est-ce qui est vrai et qu’est-ce qui ne l’est pas quand ils sont en ligne. 40 % se disent préoccupés par les campagnes de désinformations massives sur ces médias.

Si on prend l’exemple de Twitter, le réseau social au petit oiseau bleu est devenu l’un des médiums les plus utilisés pour de la désinformation. Récemment c’était le cas avec les troubles qui ont agité Washington. À mesure que des millions d’utilisateurs utilisent les médias sociaux, les inquiétudes et la diffusion d’informations fausses se sont accrues. En effet, un réseau social est un canal de communication gratuit avec des millions d’abonnés à l’autre bout.

Une modération pas toujours efficace

Pour essayer de contenir le phénomène, les sociétés de médias sociaux ont mis en place des stratégies pour identifier et faire le tri sur le flux d’information qui circule via leurs réseaux. Des milliers de modérateurs de contenu ont été engagés. Des robots d’intelligence artificielle ont été déployés pour tenter de réduire l’ampleur de la désinformation, mais celle-ci continue de se répandre dans les moments de troubles ou d’incertitude.

Au fur et à mesure de l’évolution de la pandémie, les messages contenant des informations fausses sur le coronavirus ont commencé à être étiquetés. Mais selon des observateurs indépendants, les messages demeuraient encore en ligne, notamment sur Twitter et Facebook. 60 % des fausses publications sur le coronavirus restent en ligne sur Twitter. Instagram est deux fois plus utilisé pour les actualités qu’en 2018, et il est devenu une source d’information tellement populaire que l’étude prévoit qu’il pourrait dépasser le site de partage d’informations en temps réel Twitter l’année prochaine.