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Vie extraterrestre sur Vénus : ce que nous savons ou pas

De nouvelles recherches sur la biosignature possible de la vie sur ou autour de Vénus révèlent que la présence de gaz phosphine peut être expliquée par les volcans.

Les scientifiques qui étudient la possibilité passionnante de la vie sur Vénus affirment maintenant que la biosignature potentielle – c’est-à-dire les indices de l’existence de la vie quelque part sans la voir directement – dans l’atmosphère de la planète pourrait être le résultat de l’activité volcanique plutôt que de processus biologiques. Ces résultats ne sont pas totalement inattendus, car le débat fait rage depuis des mois depuis que les chercheurs de Vénus ont repéré ce qui semblait être du gaz phosphine autour de la planète, mais des questions demeurent.

Les humains recherchent la vie dans l’espace depuis très longtemps, peut-être depuis que notre espèce a compris que ces points dans le ciel nocturne pouvaient abriter des créatures comme nous. Jusqu’à présent, malgré des avancées monumentales dans notre capacité à scruter l’espace, à visiter des planètes voisines et à écouter attentivement les signaux provenant de toute la galaxie, nous n’avons encore trouvé aucune preuve de l’existence d’une vie extraterrestre. Mars est peut-être la meilleure chance pour nous de découvrir des preuves de vie passée dans notre propre système solaire, mais la découverte de ce qui semblait être de la phosphine dans l’atmosphère de Vénus a provoqué une onde de choc dans la communauté scientifique, et pour de bonnes raisons.

Dans un nouveau document de recherche publié dans Proceedings of the National Academy of Sciences, deux scientifiques décrivent les origines possibles du gaz phosphine autour de Vénus. Selon eux, la principale explication de la présence de cette biosignature potentielle est le volcanisme actif, un phénomène sur lequel les scientifiques s’interrogent (et se disputent) depuis un certain temps. Vénus présente des signes d’activité volcanique passée, mais il n’a pas été possible de déterminer si les processus étaient toujours en cours. En calculant la production potentielle d’une source volcanique, les chercheurs affirment pouvoir expliquer de manière adéquate la quantité de phosphine détectée fin 2020.

L’extrême est-il trop extrême ?

Les micro-organismes sont l’une des sources potentielles de gaz phosphine. Nous savons déjà qu’aucune forme de vie complexe et de grande taille ne se promène sur Vénus, mais la détection de phosphine signifie la mince possibilité que la vie microscopique y ait pris racine. La phosphine a été détectée par spectroscopie, ce qui signifie qu’une longueur d’onde spécifique de la lumière a été détectée lors de l’observation de la planète et de son atmosphère, correspondant à celle de la phosphine. C’était une découverte passionnante, mais des recherches ultérieures ont tout remis en question.

Certains scientifiques ont qualifié l’article original de trompeur. Ils affirmaient que les conditions ridiculement hostiles de Vénus excluaient totalement la présence de la vie, et ils n’avaient pas tort. La surface de Vénus atteint une température de 900 degrés Fahrenheit, ce qui est bien au-dessus de toutes les tolérances connues pour la vie sur Terre. Cela ne veut pas dire que la vie ne pourrait pas évoluer pour résister à de tels extrêmes, mais cela semble plutôt improbable, d’autant plus que les chercheurs n’avaient qu’une seule biosignature possible sur laquelle travailler.

Expliquer la présence de phosphine est une chose, mais vérifier l’une de ces théories en est une autre. Le débat sur la signification de tout cela se poursuivra probablement jusqu’à ce qu’une partie soit prouvée ou l’autre réfutée. Trouver de la vie sur Vénus (ou flottant autour) serait l’une des plus grandes découvertes que l’humanité ait jamais faites. Prouver que des volcans sont toujours actifs sur Vénus serait également très intéressant, mais ne changerait pas autant le monde.