in

Un film de super-héros sombre et sombre – / Film

C’est rarement un bon signe lorsqu’un long métrage s’ouvre avec une définition de dictionnaire, surtout lorsque le mot défini est assez familier à la plupart des téléspectateurs. Peut-être le meilleur que l’on puisse dire sur le nouveau thriller norvégien-américain Mortel est qu’après avoir défini le mot éponyme, le film évite surtout d’être aussi évidente. (Faut-il rappeler à quelqu’un ce que signifie ce mot?) Mais l’inconvénient pour un film comme celui-ci, qui tente de déconstruire le mythe des super-héros de manière sombre, est qu’il arrive si tard dans l’engouement des super-héros qu’il n’ajoute rien à la conversation qui filme comme la chronique fait il y a près de dix ans.

Nat Wolff joue Eric, un Américain d’origine norvégienne que nous rencontrons pour la première fois en errant dans les bois de Norvège à la recherche de réponses concernant la capacité curieuse qu’il semble avoir à allumer des feux. C’est un talent qui a tué des gens dans le passé (toujours par accident), et dans le premier acte de Mortel, il tue quelqu’un d’autre après l’avoir harcelé. Le pouvoir d’Eric est intense – quand il tue le jeune homme, il le fait sans le toucher – mais sa compassion l’est aussi. Cela, au moins, est destiné à expliquer le lien qu’il forge après le meurtre avec un jeune psychiatre (Iben Akerlie), car elle l’aide à déterrer son lien avec un personnage très familier du mythe nordique.

Vous vous demandez peut-être si le «personnage très familier du mythe nordique» est le même que celui que vous avez peut-être vu dans l’univers cinématographique , le gentleman aux cheveux longs qui brandit un très gros marteau. Et oui, c’est quoi Mortel joue à: une déconstruction et une reconstruction simultanées du mythe de Thor, le dieu du tonnerre. Le co-scénariste et réalisateur André Øvredal fait essentiellement un riff sombre sur Thor avec Mortel, ce qui est un défi pour plusieurs raisons. Bien que l’itération Marvel de Thor ne se vante pas exactement du lien le plus fort avec la mythologie nordique, la façon dont Chris Hemsworth se comporte comme le héros et la personnalité qui jaillit de Thor: Ragnarok fait du Mortel trébucher sous un fardeau trop lourd.

Mortel n’essaye pas d’être bavard, ironique ou sournois; peut-être que répéter le même style serait un choix encore pire. Mais MortelSa personnalité ressemble beaucoup aux nuages ​​gris qui imprègnent chaque scène, ce qui en fait un slog assez sec de 104 minutes parfois ponctué de scènes d’action qui s’appuient fortement sur des effets spéciaux quelque peu maladroits. Wolff et Akerlie s’acquittent de ce à quoi on peut s’attendre dans une histoire qui ne veut absolument pas explorer les détails réels de la façon dont un jeune homme (de toute origine) pourrait simplement manifester des superpuissances titanesques avec peu d’explications. Même l’élément prétendument en fuite, alors que les deux chefs tentent de distancer une équipe de commandos dirigée par une énigmatique américaine (Priyanka Bose), est aussi discret que la façon dont Eric est capable de convaincre le psy séduisant qu’il est ne vaut pas la peine d’être jeté dans un établissement psychiatrique.

Le vrai problème avec Mortel C’est avec son histoire et le sentiment tenace que les écrivains n’ont rien de nouveau pour contribuer à la vaste richesse du cinéma de super-héros que nous avons à portée de main. Un jeune homme aux prises avec ses pouvoirs, et parfois violemment mais accidentellement, n’est pas une idée nouvelle. Et contrairement à ce qui précède la chronique (ce qui, à noter, est correct sans être terriblement impressionnant), Mortel n’est pas visualisé de manière à renverser les attentes. Si quoi que ce soit, ce film ressemble parfois à une pièce de chambre avec des éclairs d’action parsemés de peu de réflexion sur la façon dont il s’articule. Ce n’est rien à dire de la fin, qui restera intacte ici; autant que ce film semble ne pas vouloir être nommé dans le même souffle que les titres MCU, Mortel se termine sur un cliffhanger inexplicable, n’offrant même pas un vague sentiment de résolution par opposition à un choc brutal.

Ce serait une chose si Mortel mal ouvert, avec ce rappel totalement inutile de ce que signifie le mot. Le problème est que Mortel finit mal aussi, commençant et se terminant par un goût désagréable en bouche. Ce qui se situe entre l’ouverture soporifique et la finale odieuse est réalisé avec compétence sans être remarquable. (Vu qu’Øvredal a réalisé pour la dernière fois le film d’horreur solide dormant Histoires effrayantes à raconter dans le noir, c’est franchement un peu décevant de voir ce qui ressemble à un recul cinématographique.) Mortel veut offrir une nouvelle interprétation du mythe des super-héros, mais est terriblement court.

/ Classement du film: 3 sur 10

Articles sympas sur le Web: