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Tik Tok, une nouvelle arme de contestation ?

Personne ne l’attendait là où il est en ce moment. Tik Tok est en train de devenir un espace pour militants.

Le réseau social chinois est en train de faire des ravages en ce qui concerne les militants du monde entier. En effet, il est en train de devenir l’une des plateformes les plus efficaces pour faire passer et entendre un message. Comme l’illustre l’échec retentissant du meeting de Donald Trump à Tulsa. Avec une réservation de place en ligne, c’est plus d’un million de places qui ont été réservées selon l’équipe du locataire de la maison blanche. Pourtant, rien ne s’est passé comme prévu. Sur les 19 000 places que la salle comprenait, le président sortant a eu droit à une assistance de seulement 6200 personnes.

Des utilisateurs de Tik-Tok pointés du doigt

Pour expliquer les raisons de cet échec, il faut se tourner vers le réseau social chinois Tik-Tok. C’est sur cette plateforme que des milliers de fans de K-Pop et des utilisateurs se sont donné le mot pour réserver des places au meeting et ne pas y assister. Une action de grande classe, car effectivement, les organisateurs de la conférence n’ont rien vu venir.

Cela soulève aussi un point essentiel : le rôle de dans cette affaire. Cela met en lumière les capacités et les opportunités de communications que cette application offre. En effet, Tik Tok est devenu tout doucement un fief de l’activisme numérique et politique. Avec plus de 800 000 millions d’utilisateurs recensés, c’est la plateforme favorite de plusieurs mouvements activistes de par le monde entier.

Une application pour servir les intérêts de Pékin ?

Selon le quotidien britannique, The Guardian, Tik-Tok demanderait à ses modérateurs de censurer les vidéos et les publications qui interviennent en faveur du Tibet et relatives aux massacres de la place Tienaanmen. Des révélations qui ont été vite démenties par ByteDance, la maison mère de Tik-Tok. En clair donc si l’on se réfère encore aux propos du journal britannique, l’application agirait donc dans les intérêts de la chine.

Des accusations que réfute l’entreprise, mais qui entachent tout de même grandement sa réputation. D’autant plus qu’en aout 2019, le Washington Post avait annoncé de possibles censures des manifestations prodémocratie dans les rues de Hong-kong. Tous les hashtags et les vidéos de l’événement étaient donc automatiquement censurés par les modérateurs.