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The last days of american crime sur Netflix, un thriller contrasté

American crime
Capture Instagram

C’est drôle de voir comment The Last Days of American Crime arrive sur Netflix en plein milieu de la tourmente nationale qui sévit actuellement dans le pays de l’oncle Sam.

Le film est basé sur une bande dessinée de Rick Remender et Greg Tocchini.C’est une vision proche de l’avenir d’un État policier américain dans lequel le gouvernement est prêt à diffuser un signal radio qui pénètre le cerveau des citoyens, les empêchant de commettre des crimes. Ce film macabre et violent a-t-il donc quelque chose à dire sur le monde dans lequel nous vivons, ou la prémisse provocatrice n’est-elle qu’une toile de fond pour le chaos ?

Ce qu’il faut retenir du film

Attention SPOILER ALERT ! Si vous ne l’avez pas encore vu, passez votre chemin. Ou bien si vous voulez gagner du temps, vous pouvez poursuivre votre lecture.

Graham Bricke (Edgar Ramirez) n’a pas d’amis, mais s’il en avait, ils porteraient des noms aussi farfelus queNachoSupreme et Ricky Bangers. Il vit dans un mobile home miteux et délabré, baigné d’une lumière jaune maladive. Vous le verrez pour la première fois alors qu’il verse du gazole —« il brûle plus lentement que d’habitude »— sur un voyou dans une baignoire, puis lui colle un cigare allumé dans la bouche et lui dit « seeyoulater ». Nous n’avons aucune idée de ce qui s’est passé entre lui et le voyou, mais le décor est finement planté. C’est un thriller sombre et sordide.Le monde continue néanmoins à tourner, à déraper, à aller de mal en pis, et finira surement à l’état de chaos général.

Dans une semaine, il ne pourra plus commettre de crimes, parce que les États-Unis prévoient de formater le cerveau de tout le monde.Cela empêchera ainsi la capacité des personnes à accomplir des gestes négatifs. Voler et tuer par exemple. C’est ce qu’ils appellent de façon très stoïque l’Initiative américaine pour la paix. En ayant pris connaissance de cela, notre « héros » cherche donc un moyen de réaliser un dernier crime mémorable. Le crime parfait avait de se faire « formater ».

Personne n’en saura rien, et le monde continuera de tourner, faisant passer l’histoire de Bricke aux oubliettes. Son frère, Rory (Daniel Fox), est mort en prison, ce qui a mis Bricke en colère. Puis un jour au bar, Bricke achète deux pilules pour se suicider à un petit dealer du coin, au cas où un jour, il voudrait mettre fin à ses jours. Puis une jolie dame passe par là : Shelby Dupree (Anna Brewster). Voilà pour la trame principale. Une ligne d’écritureun peu trop minimaliste ?

 

 

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Ce qu’il faut VRAIMENT retenir du film

Le pitch et l’intrigue avaient vraiment de quoi séduire. Mais dans les faits, il faut admettre que les choses mettent du temps avant que le film n’atteigne vraiment son rythme de croisière. Si les premières minutes sont très prometteuses, la suite n’est qu’une succession de scénario plat. L’effroi provoqué par les scènes du début est vite dissipé. Ajoutez à cela des séquences et un montage presque « ennuyeux » et vous avez un film mi-figue mi-raisin.

Le personnage interprété par Edgar Ramirez (Graham) a tout du criminel lambda, ce qui ne rend pas justice au charisme de l’acteur.Ajoutez à cela une Anna Brewster (Shelby) bien dans ses talons et vous avez un duo très atypique. D’ailleurs, les séances olé olé dans des endroits glauques ne manquent pas. Soit on aime soit on n’aime pas.Et effectivement, la relation entre les deux protagonistes saute rapidement aux yeux. Ce qui enlève un élément de surprise à l’intrigue.Pour un film de 2 h 30, cela en fait très peu.