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Notre-Dame de Paris : début des travaux pour le démontage des échafaudages

La chaleur a dégradé la structure entourant la flèche de Notre-Dame de Paris même si celle-ci a résisté à l’incendie qui a frappé le monument en avril 2019.

Les travaux qui consistent à démonter l’échafaudage de la flèche de Notre-Dame de Paris ont débuté le lundi 8 juin. Il faut rappeler que l’incendie qui a touché la cathédrale a provoqué la déformation de la flèche qui symbolise ce monument emblématique.

Le déroulement des travaux

Les ouvriers en charge du démontage de l’échafaudage sont arrivés sur place vers 9 h 45 du matin. Christophe Rousselot, délégué général de la Fondation Notre-Dame a expliqué que les travaux ont commencé par l’intérieur de l’échafaudage en passant par l’ascenseur pour y réaliser des vérifications. Il s’agissait d’une dernière reconnaissance avant l’arrivée des cordistes ce mardi 9 juin.

 

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Les cordistes vont se départager en deux équipes pour s’approcher le plus proche possible des parties calcinées. Ils devront découper les tubes métalliques qui se sont retrouvés soudés entre eux à cause de la chaleur en utilisant des scies-sabres. Il faut rappeler l’installation de cet échafaudage a été faite dans le but de rénover une flèche qui n’existe plus actuellement. Christophe Rousselot d’affirmer qu’une fois le problème résolu, ce sera un grand soulagement, car la cathédrale sera sauvée. À préciser qu’il s’agit d’une opération d’une extrême sensibilité et complexité et dont le facteur risqué est élevé. Le respect du délai de reconstruction voulu par le président Emmanuel Macron qui est de cinq ans dépend en partie de la réussite de cette opération de démontage. Le responsable de la Fondation Notre-Dame Christophe Rousselot de continuer que durant les travaux, des morceaux d’échafaudage peuvent tomber et causer ainsi des dommages à d’autres parties du mur de la cathédrale.

L’ouvrage a été suspendu à cause de la pandémie de Covid-19

Un ensemble de 40 000 pièces pesant 200 tonnes compose l’échafaudage en question. La moitié de ces équipements est installée à une hauteur de 40 mètres de haut. L’échafaudage a tout de même pu résister à l’effondrement de la flèche, mais la chaleur provoquée par l’incendie l’a déformé à un tel point que le tout ressemble à une grande toile d’araignée.

L’installation d’un second échafaudage a commencé ce lundi. Deux équipes de cinq cordistes travailleront en alternance pour descendre au plus près des parties calcinées détacher les tubes métalliques fondus sur les autres avec de scies sabres. Les travailleurs seront transportés à l’aide d’une grue de 80 mètres. L’opération durera tout le long de l’été. La reprise des travaux a commencé de manière progressive fin avril après que le chantier ait été suspendu à cause du confinement suite à l’épidémie de coronavirus.

La flèche reconstruite sera-t-elle contemporaine ?

Une fois que le démontage de l’échafaudage sera achevé, le choix de l’architecture et des appels d’offres pour la phase de reconstruction de la flèche sera au cœur des débats. La remise en état de la flèche de la cathédrale est une des opérations les plus sensibles du chantier. La question qui se pose est de savoir s’il s’agit d’inscrire un geste contemporain sur la cathédrale comme le désire le président Emmanuel Macron ou tout simplement de rester fidèle à une continuité architecturale avec une reconstruction à l’identique.

 

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De nombreuses propositions viennent de part et d’autre. Certains souhaitent avoir une flèche en verre ou faire un parc-jardin bio sur le toit ou encore créer une terrasse panoramique pour les touristes. Philippe Villeneuve, architecte, opte lui pour une fidélité à l’ouvrage tel que laissé par l’architecte Viollet-le-Duc avec un style gothique. Selon lui, cela permettrait de respecter le délai de cinq ans voulu par Emmanuel Macron.