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« Négrophobie d’Etat » : la statue de Colbert vandalisée devant l’Assemblée nationale

Le mardi 23 juin à Paris, selon les parlementaires à l’AFP, la statue de Colbert est maculée de peinture rouge avec une inscription « Négrophobie d’Etat ». 

Un tag « Négrophobie d’Etat » sur la statue de Colbert 

La statue du ministre de Louis XIV, rédacteur du Code Noir (1685) a été la nouvelle cible des manifestants. Elle a été recouverte de peinture rouge au torse et aux jambes. L’auteur de cet acte a été arrêté et la « Brigade antinégrophobie » a publié une vidéo sur  qui montre l’accusé interpellé par la police et se justifier : « Ce qui est interdit, c’est le racisme. Cet homme-là [Colbert] fait l’apologie de la négrophobie ». 

Réaction des autorités

Suite à ce fait, le président du groupe Les Républicains dans l’Assemblée a réagi en jugeant « absolument intolérable » l’acte de vandalisme. « Attaquer l’Assemblée, c’est attaquer la République ! Les auteurs de cet acte doivent être sévèrement punis ! » A-t-il posté sur Twitter. « Revisiter l’histoire » ou « vouloir la censurer dans ce qu’elle a de paradoxal parfois est absurde », a affirmé le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand (LRM). Pour la présidente du Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, « juger l’histoire à partir des principes qui sont ceux d’aujourd’hui n’a juste aucun sens » et « si on fait ça, on va déboulonner tout le monde, le général de Gaulle en premier, Napoléon ». Chez Les Républicains (LR), le député souverainiste Julien Aubert a estimé sur twitter « purement consternante » l’inscription apposée sur la statue de Colbert, « grand serviteur de l’Etat et promoteur de notre industrie ».