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Le magazine américain Variety fortement critiqué pour sa liste de « 10 films pleins de préjugés »

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Source: capture Twitter

Variety a provoqué une vague d’indignation dans les rangs des cinéphiles mercredi, suite à la publication de la fameuse liste de 10 films à polémique, qui poseraient problème pour l’époque actuelle. Pour le magazine, ces long-métrages sont emplis de préjugés, à l’instar d’« Autant en emporte le vent », retiré du catalogue de la plateforme de streaming HBO il y a quelques semaines.

Des classiques racistes ?

« Autant en emporte le vent », malgré ses 10 Oscars, ne serait rien qu’un classique raciste selon plusieurs historiens. Ce film raconte l’histoire d’une famille sudiste ayant vécu durant la guerre de Sécession. Ses détracteurs ont surtout pointé du doigt la vision édulcorée de l’esclavage présentée dans le film, à travers des gens de maison décrits comme étant satisfaits de leur sort. A cause de ces critiques, HBO Max a rapidement décidé de le soustraire de son catalogue. Pour Tim Gray, VicePrésident du magazine Variety, Autant en emporte le vent n’est pas le seul film qui pourrait créer la polémique, dans le contexte actuel. De vrais chefs d’œuvres qui seraient en réalité bourrés de préjugés. A en croire le Rédacteur en chef du célèbre magazine, leur diffusion devrait être accompagné d’une notice d’explication et d’un avertissement.

De Dirty Harry à Forrest Gump

Selon Gray, le film emblématique de Clint Eastwood « Dirty Harry », produit en 1971, a créé un engouement auprès du public pour les policiers non-conformistes qui font le choix de travailler suivant leur instinct plutôt que la loi. Le chroniqueur va encore plus loin en dénonçant certains préjugés du film à succès Forrest Gump, sorti en 1994. Pour Tim Gray, ce film se veut être condescendant envers toute personne handicapée, les vétérinaires du Vietnam et les personnes atteintes du SIDA, entre autres. Il critique également la haine qu’éprouve le film envers les manifestants, les militants et ceux qui osent adopter d’autres nouvelles cultures. Enfin, Il s’est attaqué au personnage de Tom Hanks, qui a hérité le nom de son grand-père Nathan Bedford Forrest, le « premier grand sorcier du Ku Klux Klan » selon ses dires.

Indiana Jones

Le rédacteur en chef de Variety s’est également attaqué à « Indiana Jones et le Temple maudit », pour avoir décrit les hindous et le peuple indien comme des « étrangers primitifs et sanguinaires », « Le silence des Agneaux » pour avoir refusé d’assumer la transsexualité du personnage de Buffalo Bill et « True Lies » pour avoir décrit les Arabes comme « des fanatiques religieux ou des terroristes, ou les deux ». Selon Gray, même le film primé aux Oscars en 2019, « Il était une fois à Hollywood » a besoin d’une étiquette d’avertissement. Il a accusé les personnages de Leonado DiCaprio et de Brad Pitt de vouloir transformer Hollywood et lui rendre sa grandeur, à l’époque menacée par les minorités, les hippies et l’émancipation des femmes ». Il souligne également la représentation controverse de Bruce Lee et l’absence de talents à la peau noire. Très contesté lors de sa sortie en salle en 2016, Avant Toi, avec l’actrice Emilia Clark, est également vu par Gray comme étant un film qui fait l’apologie du suicide.