in

L’appel du 18 juin du général de Gaulle, 80 ans après : c’était un moment décisif

Le 18 juin 1940, le général de Gaulle, sur la chaîne de la BBC, appelle les Français à continuer le combat. À l’époque, il a eu peu d’audience. Les médaillés de la Résistance reviennent sur cet instant décisif.

Lors de son allocution radiophonique, le général de Gaulle termina son discours par cette phrase : « Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas. » Encore inconnu à l’époque, il est loin d’imaginer que son appel allait entrer dans l’Histoire.

Il y a 79 ans, le général De Gaulle lançait son appel du 18 juin

Un plaidoyer qui a été entendu par les Français

Odile Vasselot, une jeune femme de 18 ans a entendu le discours de l’officier. Suite à l’invasion allemande, elle s’est réfugiée avec sa famille chez son grand-père paternel. Elle raconte qu’à l’époque, elle n’avait entendu que la fin. De Gaulle était colonel au 507e régiment de chars de combat à Metz et il n’était pas très apprécié par le commandement suprême. La jeune fille rapporta à ses parents et son grand-père, lui aussi général ce qu’elle a entendu à la radio. Ce dernier disait que de Gaulle était le seul militaire intelligent, car il préconisait une armée motorisée. Nommé général en mai 1940, Charles de Gaulle n’était encore connu que par un nombre restreint de parlementaires et de militaires ayant lu son ouvrage « Vers l’armée de métier ».

Odile de Vasselot
Source : 4

Le grand-père d’Odile s’est réjoui de l’appel après avoir consulté ce livre. Il disait alors que la guerre n’était pas encore finie et qu’il y a encore de l’espoir. La famille d’Odile se rallia à de Gaulle. La jeune femme d’expliquer qu’il fallait renvoyer les Allemands.

La guerre devait continuer

Au sud, à Palavas-Les-Flots, Yves Meyer qui n’était âgé que de 16 ans, a aussi entendu l’allocution. Il n’avait que peu d’informations concernant le général de Gaulle. Il dit ne pas avoir été marqué par l’annonce, mais ne comprenait pas pourquoi il fallait signer un armistice. Pour lui, la guerre devait continuer.

Yves Mayer
Source : France 24

Yves et Odile faisaient partie des rares Français à avoir entendu en direct ce plaidoyer. Les Français avaient d’autres occupations que de suivre une radio anglaise. Ils venaient de subir une offensive allemande, le 10 mai. L’invitation du général de Gaulle était parvenue aux oreilles des Français par les journaux du lendemain ou le bouche-à-oreille. À Pornic Michèle Agniel a entendu les gens parler de ce général qui incite à continuer la guerre contre les Allemands. Elle se rappelle n’avoir entendu le discours que le 20 ou 21 mai. Le général disait à l’époque exactement ce que l’on voulait entendre.