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Killing Eve Saison 3 Episode 4 Review


Martin Carr passe en revue le quatrième épisode de la saison 3 de Killing Eve…

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Il y a tellement de petites touches dans l’épisode quatre qui ajoutent de la richesse au récit que les visionnements répétés sont encouragés. De cet hommage de Spielberg au vertige de Konstantin et à la technique de la douleur de Carolyn, Killing Eve élargit constamment la trame de fond de manière subtile. La tête de pilule amère honcho Jamie s’avère être un pilier pour Eve dans des temps incertains, tandis que les instincts maternels de Dasha envers sa charge impétueuse sont touchants si un peu tumultueux. En travaillant dans des éléments de flashback, en brisant la structure puis en traversant le caractère, Killing Eve défie constamment les attentes et maintient la fraîcheur.

Les sites restent mondiaux, l’espionnage est plus important et il y a moins de recours à Villanelle pour maintenir notre intérêt. Harriet Walter devient de plus en plus essentielle au succès de cette nouvelle saison, car Dasha est un égal et un égal de notre assassin central. Elle a un mépris décontracté pour la vie humaine, une approche bâclée de l’amélioration personnelle, tandis que Walter elle-même prouve un talent pour une comédie suprêmement sombre.

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Ailleurs, Konstantin et Carolyn sont tous deux confrontés à des défis familiaux tout en faisant face aux répercussions des événements passés. Kim Bodnia et Fiona Shaw ont un caractère tellement enraciné que de petites nuances rendent le sentiment d’isolement palpable, leur désespoir tangible et notre investissement beaucoup plus facile. Entre eux et Niko d’Owen McDonnell, vous obtenez le cœur humain de cette histoire, même si les émotions sont constamment contrôlées.

Eve est une affaire différente et se délecte de son comportement ébouriffé, de ses émotions conflictuelles et de ses tendances de bourreau de travail. Entre elle et Jaime, il y a une chimie au travail qui ajoute une autre couche à ce drame et donne Killing Eve ampleur en dehors des acteurs établis. Steve Pemberton a également bien réussi à se définir largement comme l’ennemi de Carolyn, à minimiser les moments et à superposer sa performance avec des défauts humains. Une série de choix de personnages qui laisse Jodie Comer libre de soutenir ce drame en jouant avec notre vue de Villanelle.

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Elle est une partie enfant boudeuse, deux parties assassin glacé et aussi proche que possible d’une véritable femme fatale. Appeler cette performance à multiples facettes revient à vendre Comer car son arc de la première saison a été subtil, surprenant et sans peur. C’est une femme tueur moderne qui est inconstante, irrévérencieuse et méchante avec un centre doux. Ce sont ces contradictions qui nous font revenir, ces défauts de caractère qui contrebalancent parfaitement les éléments de la guerre froide et un rappel hebdomadaire pourquoi elle reste infaillible.

Martin Carr

https://www.youtube.com/watch?v=videoseries