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Forces de l’ordre : Une nouvelle loi à l’étude pour empêcher leur identification dans les médias

C’est en toute discrétion qu’une nouvelle proposition de loi a été déposée le 26 mai dernier. Cette nouvelle proposition de la part du député Eric Ciotti a pour objet d’empêcher l’identification des forces de l’ordre quand des images sont diffusées dans la sphère médiatique.

En effet le député, ainsi que certains de ses confrères proposent l’interdiction de la diffusion d’image des interventions des forces de l’ordre. Ce projet de loi portant le numéro 2992 en date du 26 mai intervient dans un contexte où la question de l’application mobile « urgence violence policière » fait continuellement débat.

 

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Cette application permet entre autres selon ses créateurs « … de récolter les images qui constituent un outil précieux de lutte et de justice, et jusqu’à lors parfaitement légal, malgré la désinformation à l’œuvre. Il n’est donc pas étonnant que l’on cherche à enlever aux citoyens les possibilités de se défendre face à l’impunité policière, et surtout celle qui permet de montrer explicitement la violence de celle-ci. »

Actuellement en plus de la crise sanitaire, les États-Unis font face à une vague de contestation sans précédent à la suite du décès de George Floyd. Mais ce n’est pas une raison suffisante pour oublier ce qui se passe dans l’hexagone en ce moment. L’affaire George Floyd n’est pas sans rappeler l’arrestation de Cédric Chouviat, mort peu de temps après son interpellation le 3 janvier 2020.

Une entité policière de plus en plus violente ?

Ces dernières années en France, la violence policière a tendance à devenir une vraie routine. Face à de tels agissements, le gouvernement n’intervient que très rarement. En effet, la répression systématique des revendications des Français. Qu’il s’agisse de revendications sociales ou démocratiques, les manifestations sont toujours réprimées d’une manière de plus en plus violente par la police. Au lieu de donner des solutions politiques et sociales, c’est par la force que l’on communique.

Il n’y a plus de manifestation sans présence policière actuellement. Par exemple, le syndicat « France police, policiers en colère » a reconnu et a accusé l’Élysée d’avoir ordonné une répression violente envers les Gilets jaunes. Situation qu’ils ont rapportée dans un communiqué paru sur leur site web : « Pendant que nos collègues vont passer au trapèze, les donneurs d’ordres, eux, ne sont toujours pas inquiétés par la justice et coulent des jours heureux sous les ors des palais de la République. »

« Macron, Philippe, Castaner et Nunez sont les cerveaux et les donneurs d’ordre de la terrible répression mise en place dès le 17 novembre 2018 pour écraser le mouvement des Gilets jaunes et éviter ainsi d’apporter une réponse politique à la crise. »

Des plaintes pour brutalités policières passées sous silence

violance policière
Source : Capture sur Instagram

Les plaintes contre des policiers ont augmenté sur les deux dernières années. La plupart de ces plaintes se basent surtout sur des arrestations et des répressions abusives de manifestant. Des plaintes qui n’aboutiront pas. En effet, plus les plaintes s’accumulent, plus le gouvernement s’applique à étouffer les affaires en laissant le temps faire son œuvre, et en comptant sur le contexte sanitaire actuel pour faire oublier aux gens ses abus exercés sur les gilets jaunes.

Pour beaucoup d’observateurs, le but du gouvernement Macron serait de dissuader et d’intimider les Français à ne pas participer aux manifestations. En effet avec des policiers violents, la population se sent moins à l’aise quand il s’agit de manifester. C’est exactement le but posé, car le nombre de manifestants a beaucoup chuté après cela.

D’ailleurs, c’est en allant dans ce sens que cette nouvelle proposition de loi a été établie. C’est une nouvelle loi qui, à y voir de plus près, ressemble à une autorisation en règle accordée aux policiers pour faire usage de la force pour réprimer des manifestations.