in

« Fauda » et le conflit israélo-palestinien : cette série montre-t-elle réellement les deux côtés de l’histoire ?

fauda netflix

C’est l’un des évènements Netfix de ces dernières semaines. La saison 3 de la série à succès israélienne FAUDA débarque sur la plateforme de streaming avec de nouvelles histoires qui se déroulent désormais sur le territoire palestinien. Ses créateurs se défendent d’être objectifs en montrant les deux côtés de l’histoire du conflit israélo-palestinien. Mais sont-ils vraiment objectifs ?

Les deux côtés de l’histoire. Dans son ensemble, FAUDA réclame un monde où les arabes n’ont d’autres missions que d’être méchants, et où Israéliens et Palestiniens sont les gentils. C’est le point de vue des deux géniteurs de cette série à succès : Raz, à la fois acteur et scénariste, a servi dans l’armée d’Israël et Issacharoff, un ancien journaliste spécialiste du terrain palestinien. A deux, ils ont donc décidé de puiser dans leurs histoires personnelles, des faits pour en faire l’intrigue de FAUDA. Aujourd’hui, ils affirment haut et fort que l’objectivité est au cœur même de la série. A Figaro, ils ont déclaré que jamais une série n’avait montré les deux camps avec autant d’objectivité. Pour Avi Issacharoff, il est important de montrer que même les méchants sont très différents de ce que l’Israélien moyen a en tête. Une série très réaliste ?

Mais pourquoi cette série rencontre-t-elle autant de succès ? Est-ce parce qu’elle a un certain réalisme dans ses actions. En effet, FAUDA, inspirée du passé de ses créateurs, relate avec passion les aventures d’une unité spéciale au sein de l’armée israélienne. Leur spécialité : l’infiltration dans la population arabe des Territoires occupés. Leur mission : suivre la trace des tueurs du Hamas, les assassiner ou les capturer. Dans la vie réelle, Lior Raz, l’un des réalisateurs de la série, exerçait le même métier, au sein de la très réelle unité spéciale israélienne Douvdevan. Des souvenirs réels transposés à l’écran mais dont certains accusent le manque d’objectivité.

Voir cette publication sur Instagram

יאללה, מתאחדים? @taagad

Une publication partagée par Fauda Official (@faudaofficialtv) le

Trop violent

Dans la saison 3, les actions se déroulent dans la bande de Gaza, si les deux autres précédents ont eu lieu en Cisjordanie. On retrouve Doron joué par Lior Raz, infiltré à Ad-Dhahiriya, dans la région d’Hébron. Sa mission est de surveiller la famille d’un membre du Hamas. Entre temps, les violences font rage dans la région. Un attentat a tué de nombreux dignitaires de l’Autorité palestinienne et israélienne, lors d’une réunion à Ramallah. Des chahids formés en Iran sont accusés d’avoir fait le coup. Doron a dû laisser sa couverture pour y rejoindre ses collègues de l’unité spéciale et restaurer la paix. Cette nouvelle saison semble bien ficelée et les actions ne manquent pas. Mais malgré tout cela, les critiques ne sont pas toujours convaincues de l’objectivité de la série par rapport au conflit israélo-palestinien. Pour le site américain Foreign Policy, « Fauda dépeint ses héros comme rationnels et vertueux. Ils préféreraient la paix mais se battent pour protéger les innocents de leur pays (…) Une notion qui ne correspond pas à la réalité, dans laquelle les gouvernements israéliens successifs ont serré de manière provocante l’emprise du pays sur la Cisjordanie ».

Lune des meilleures séries internationales

Lire la suite…

Written by nathalie

PlayStation 5 Special Edition conçoit «Au-delà de tout ce qui a été vu avant»

Angela Simmons sert des boucles majeures en selfie de bikini de plage