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Delphine Levy : La directrice de Paris Musées décède à 51 ans

Delphine Levy

Le monde de la culture est en émoi. En effet, Delphine Levy, directrice de Paris Musées est décédée à l’âge de 51 ans.

C’est la maire de la ville de Paris, Anne Hidalgo qui a annoncé la nouvelle en compagnie Christophe Girard, son adjoint à la culture. Tous deux rendent hommage «  à la femme de culture, et de dialogue qu’elle était, dotée d’une détermination hors du commun ».

Un parcours et une ascension en ligne droite

Cette ancienne élève de l’Ecole nationale d’administration a déjà travaillé avec Martine Aubry lorsque cette dernière siégeait au ministère du travail. Par la suite, son parcours l’a amené à accepter le poste de directrice adjointe du cabinet de Bertrand Delanoe. Elle était en charge de la culture, du logement et des questions sociales.

C’est en 2013 qu’elle a mise en place et dirigée l’établissement public Paris Musées. Cet organisme regroupe les 14 musées de la ville de Paris et assure leurs gestions. C’est grâce à un implication de tous les instants de cette passionnée de l’art que « Les musées de la Ville de Paris rayonnent aujourd’hui tant sur le plan national qu’international. C’est grâce à son intelligence, son dynamisme et son engagement sans faille » poursuit la maire de Paris.

Une femme passionnée par son métier

Pour l’ancien premier adjoint à la mairie de Paris, Bruno Julliard, il a salué la mémoire d’une amie et d’une professionnelle brillante. Discours repris par son successeur Emmanuel Grégoire qui a mis en avant la tenacité et la passion d’une femme pour son travail.

La maire du 7e arrondissement de Paris, Rachida Dati, n’a pas manqué de souligner l’idée que Delphine Levy avait de la culture. En effet, cette dernière pronait une exigence qualitative ainsi qu’une ouverture au plus grand nombre.

Delphine Levy était surtout attachée à la démocratisation de l’accès à la culture ainsi qu’à la médiatisation des œuvres. C’est une femme qui était aussi apprécié par les conservateurs des musées qui adoraient son sens de l’écoute et sa grande disponibilité. Elle a œuvré pour que ces établissements disposent des mêmes tarifs.

Elle était aussi le fervent défenseur d’un nombre important de projet de rénovation. Avant son décès, elle voulait enchainer avec la rénovation du musée Cognacq-Jay. Elle s’est aussi engagée en faveur d’un libre accès aux images numérisées des œuvres conservées dans les musées de Paris. C’est grâce à elle que ces fichiers sont désormais accessibles pour tous les usages depuis janvier 2020.

C’est aussi grâce à elle que l’on a eu droit  à une exposition sur Walter Sickert en 2016. Depuis, un catalogue sur ce peintre anglais postimpressionniste est disponible. En collaboration avec la Tate Britain, elle devait assurer le co-commissariat d’une nouvelle exposition sur ce peintre en 2023 au petit palais.  Un projet que nous espérons bien réaliser, en sa mémoire », a déclaré à La Croix, Christophe Leribault, directeur de ce musée, bouleversé par la nouvelle.