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Delage D12, la renaissance d’un mythe

C’est en compagnie du nouveau PDG de Delage, Laurent Tapie, que nous allons découvrir la Delage D12. Une supercar française dans la digne lignée des Venturi. Cette nouvelle création devrait marquer le retour de la marque au premier plan.

Dans le monde de l’automobile, relancer, ou tout simplement lancer, une marque n’est jamais chose aisée. Il n’y a qu’à voir l’histoire de John DeLorean, fondateur de la mythique DeLorean DMC 12, la vedette de la trilogie Retour vers le futur ! Si la voiture a été rendue célèbre par le film, la marque elle n’a jamais décollé. Alors quand il s’agit de s’attaquer à une marque avec un passé aussi riche que celle de Delage, le défi à relever est immense.

1230 ch sur les routes, digne successeur des D 15 S8 et D6 Grand Prix

Si la présentation officielle de la voiture doit avoir lieu dans quelques semaines, Laurent Tapie a accepté de partager quelques détails sur cette «  de la route » made in France. À première vue, elle ressemble beaucoup à une monoplace. Pourtant, de plus près, on a bien en face de nous un biplace, avec les deux sièges placés l’un devant l’autre à la manière d’un avion de chasse. Ses lignes fluides et très aérodynamiques rappellent que Delage faisait avant des voitures de routes, mais aussi des voitures de course.

 

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C’est pour cela que la nouvelle D12 reprend la livrée bleue du symbole D15 S8 de 1927. Avec les nouvelles réglementations techniques de la F1 pour les prochaines saisons, la Delage D12 mériterait amplement une place sur la grille de départ. Le design, les lignes, le système aérodynamique emprunte en effet beaucoup à la discipline. Sur le museau du biplace, on retrouve bien évidemment le légendaire logo Delage.

Ailerons massifs, écopes de frein intégrées à la carrosserie, de fins rétroviseurs sur les ailes, bras de suspension visible, autant d’éléments que l’on retrouve facilement sur une F1 moderne. Le « poste de pilotage » est protégé par une verrière panoramique, coiffée par une prise d’air. Enfin à l’arrière, les ailes abritent deux radiateurs, mais surtout un imposant aileron arrière, indispensable pour plaquer la voiture au sol.

Un V12 monstrueux sous le capot

Placé en position arrière, le moteur est un gros bloc V12 fabriqué en France et qui délivre 900 chevaux. Ce monstre mécanique est « aidé » par un bloc hybride électrique plus petit, mais qui fournit tout de même 330 chevaux soit autant qu’une Subaru Impreza WRX STI. Pour transmettre toute cette puissance au sol, la D12 est chaussée de jantes en carbones, avec un design en hélice. Selon les clients, elle peut être équipée de pneus Michelin Pilot Sport ou bien d’un pack Michelin Pilot Sport Cup. À quand les pneus Slick ?

 

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Le conducteur ou le pilote, c’est selon, se retrouvera en immersion totale dans le monde de la course. En effet l’habitacle s’inspire fortement de la discipline reine des courses autos. Pour le reste, la société a fait en sorte d’assembler la voiture en France avec le maximum de pièces produites en France. Mais une chose est sûre, avec les premières images de la bête, nous nous retrouvons donc face à une voiture capable d’encaisser le tour du Nürburgring sans sourciller et de jouer dans la cour des grands avec les Lykan HyperSport et autres Bugatti Chiron et Koenigsegg Jesko. Mais pour cela, seuls les vrais tests sur route pourront le confirmer. Dans tous les cas, on a une belle promesse devant nous, et un vrai bijou de la mécanique moderne. Vivement un essai sur route.