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Comment Donald Trump a-t-il changé les États-Unis? Le président laisse un héritage de haine avec des politiques grossières, des bombardements et du fanatisme

Comment Donald Trump a-t-il changé les États-Unis depuis qu’il a été élu président il y a quatre ans? Il a couru en 2016 sur un slogan «Make America Great Again», mais il est difficile de trouver des signes que le pays est dans un meilleur endroit maintenant. Il a été élu à une époque de division partisane vicieuse, mais il a réussi à diviser encore plus le pays. Et bien qu’il soit sur le point de sortir, M. Trump continue de susciter la haine et la colère. Ce sera probablement son héritage durable, mais ce n’est pas sa seule réussite. Comme tout président, M. Trump peut se vanter de quelques victoires politiques. L’économie a ronronné pendant la majeure partie de son temps à la barre. Sans le coronavirus, cela aurait peut-être été suffisant pour assurer une réélection facile. La poussée économique a été alimentée par des réductions d’impôts qui ont favorisé les riches, alourdi les pauvres et creusé le déficit – ainsi que par une déréglementation qui nuira à l’environnement.Donald Trump s’exprime pendant la nuit des élections dans la salle Est de la Maison Blanche (Photo: MANDEL NGAN / AFP / Getty) M. Trump a fait campagne pour une immigration plus stricte, promettant de construire un mur à la frontière avec le Mexique. Le mur n’a pas été construit. Cependant, il a réprimé l’immigration, souvent cruellement. Les autorités ont séparé les enfants migrants de leurs parents. Les visiteurs de nombreux pays musulmans ont été interdits. Dernières nouvelles et analyses du bulletin i. Il a remodelé le système judiciaire. Les étoiles se sont alignées pour qu’il puisse nommer trois juges conservateurs de la Cour suprême à un moment où son Parti républicain contrôlait le Sénat. Il a également nommé de nombreux juges de la Cour fédérale. Mais les efforts pour défaire la législation historique de Barack Obama sur les soins de santé ont été bloqués: il a toujours promis une réforme, mais aucune ne s’est concrétisée. M. Trump a tenu ses promesses de retirer les États-Unis de deux accords internationaux clés, l’accord de Paris sur le climat et l’accord nucléaire iranien de 2015. Quant à ses relations avec le reste du monde, il a choisi des combats avec presque tous les autres pays. La Chine était une cible majeure: il a lancé une guerre commerciale et a blâmé Pékin pour le coronavirus, l’appelant la «grippe de Wuhan». Les alliés ont également été maltraités, avec des invectives lancées sur les alliés les plus proches des États-Unis. Il a même joué avec le retrait de l’OTAN. Les dictateurs, cependant, ont été indulgents, notamment le russe Vladimir Poutine et le nord-coréen Kim Jong-un. Lire la suite Résultats des élections américaines: Trump peut encore perdre, mais sans un glissement de terrain, son racisme et ses mensonges ont été confirmés Tout cela s’ajoute à un bilan douteux pour M. Trump. Et c’est avant même de mentionner sa grave mauvaise gestion de Covid-19. Malgré de nombreux avertissements et héritant de plans de match pandémiques détaillés, il a minimisé les dangers et entravé les efforts pour contenir la maladie. Il doit être blâmé pour le nombre de morts d’un quart de million d’Américains. Mais l’élément le plus durable du bilan du mandat de M. Trump n’est pas une loi ou une action exécutive, mais une attitude. M. Trump a changé la culture de la politique américaine.Écitation de la peur et de la fureurLe démocrate Joe Biden photographié pendant le décompte des votes aux élections américaines (Photo: REUTERS / Kevin Lamarque) pour la saleté sur son rival, Joe Biden, qui a conduit à la destitution de M. Trump par la Chambre des représentants. Mais l’exemple le plus triste doit être sa réponse au meurtre de George Floyd. Son instinct n’était pas de panser les blessures mais de les enflammer, accusant les manifestants pacifiques d’être des terroristes. Plutôt que de défendre les valeurs et les principes de l’idéal américain, il a porté atteinte à la liberté, à la démocratie et à la dignité humaine. Ses diktats, railleries et gémissements tweetés ont grossi le discours politique. Il a mis au point une méthode de politique grossière qui mêle intimidation, bombardement et sectarisme. Alors que le rideau semble sur le point de tomber sur sa présidence, le pays est plus convulsé. Plutôt que d’offrir l’unité et la compassion, il a suscité le chaos et l’indignation. Pourtant, aussi grotesque qu’il puisse paraître à ses adversaires, il a laissé sa marque. Même après son départ ou son escorte de la Maison Blanche, sa souillure tache de politique de choc persistera.