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Calibra devient Novi : le portefeuille de cryptomonnaie Facebook est en route

À l’approche du lancement de l’écosystème de paiement Libra qui a été Co-développé avec , une filiale clé a reçu un nouveau nom et un nouveau look.

Selon une annonce faite mardi, Calibra, la filiale de Facebook et fournisseur de portefeuilles Libra, a été rebaptisé Novi, du latin “novus” signifiant nouveau et “via” signifiant chemin. Le premier portefeuille de la société est destiné à contenir les différentes monnaies numériques du réseau Libra, une fois que l’initiative dirigée par Facebook sera opérationnelle.

Un changement de nom et de logo pour une nouvelle vision

Novi est également doté d’un nouveau design qui représente « le mouvement fluide des monnaies numériques », mais qui conserve un élément de l’icône de la Balance dans son logo. « Bien que nous ayons changé notre nom Calibra », a déclaré Novi dans un communiqué, « nous n’avons pas changé notre engagement à long terme d’aider les gens du monde entier à accéder à des services financiers abordables ».

C’est aussi une manière de clarifier les choses vis-à-vis de Libra. En effet, Libra est sous la responsabilité de la Libra Association, mais Novi lui, appartient à Facebook.

Pourquoi Facebook soutient le projet ?

Novi a également donné un petit aperçu de la manière dont le produit fonctionnera. Le portefeuille numérique agira comme une application autonome, tout en offrant une interopérabilité avec les applications de messagerie sociale de Facebook, Messenger et . Afin de rendre l’envoi de fonds à des amis ou à la famille aussi « facile que l’envoi d’un message », les transactions avec Novi arriveront instantanément, selon l’annonce, et ne contiendront pas de « frais cachés ». Novi n’a pas donné de détails sur les frais de transaction standard.

 

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Tous les clients de Novi devront être vérifiés et être titulaires d’une pièce d’identité délivrée par le gouvernement, tandis que des « protections contre la fraude » seront mises en place. Dans un premier temps, le portefeuille sera déployé dans un nombre limité de pays.

À quand la mise en ligne ?

La date de lancement reste encore incertaine, mais le projet espère mettre en ligne « une première version de Novi lorsque le réseau Libra sera disponible ». Le portefeuille et les futurs services financiers du projet seront désormais gérés par une nouvelle entité, Novi Financial. IL s’agit d’une filiale de Facebook qui, selon elle, fonctionnera indépendamment du géant des médias sociaux. Elle a son siège à Menlo Park, en Californie.

Le projet Libra a subi une série de revers alors que les législateurs et le gouvernement américain ont tiré la sonnette d’alarme sur les risques perçus du projet. Notamment en termes de crimes financiers, certains l’appelant même une menace à la souveraineté monétaire. En 2019, le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, a déclaré que son entreprise, qui fait partie de la Libra Association, démissionnerait si le projet était lancé prématurément.

Une mise en route difficile

Face à ce revirement de situation, le modèle original de la Libra Association pour sa monnaie numérique – un jeton stable rattaché à un panier de monnaies fiduciaires et d’obligations d’État – a été restructuré à la mi-avril. Le projet prévoit désormais l’émission d’un certain nombre de pièces de monnaie stables basées sur les monnaies nationales individuelles et cela sur différents marchés.

En juin 2019, de grandes entreprises comme Uber, , Visa, Stripe, MercadoLibre, Bookings.com et Mastercard auraient toutes soutenu le nouveau projet de cryptomonnaie de Facebook. Cependant, la pression exercée par les régulateurs et les législateurs américains en octobre a incité Visa, Mastercard et Stripe à retirer leur affiliation à la plateforme Libra.

 

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La plateforme a cependant ajouté de nouveaux membres depuis lors, y compris sa première entité publique, Temasek. Checkout.com a également rejoint le projet le mois dernier. Libra a notamment recruté de nombreux anciens fonctionnaires du gouvernement américain – vraisemblablement pour l’aider à faciliter son lancement réglementaire – en ayant engagé deux anciens employés du FinCEN, un bureau du département du Trésor des États-Unis, ces dernières semaines.