La série « Young Sherlock » s’accompagne d’une bande originale très rythmée. Voici la liste complète des morceaux, titre par titre. Un récapitulatif pratique pour retrouver chaque piste entendue dans le polar signé Guy Ritchie.
Guy Ritchie n’a jamais été du genre à laisser la musique au second plan. Avec Young Sherlock, sa nouvelle série en huit épisodes, la bande-son devient même un outil narratif à part entière, au même titre que les fausses pistes, les passages secrets et les rebondissements qui s’enchaînent.
Le concept est simple : un Sherlock plus jeune, lancé dans une enquête à tiroirs, entouré de décors qui changent vite et d’une énergie qui colle au style Ritchie. Et au milieu de tout ça, une BO qui refuse le “fond sonore” poli pour préférer le needle drop (un morceau connu lancé au bon moment, très frontal) et les collisions d’époques.
Résultat : on passe d’un standard folk à du rock lourd, d’une pièce classique à de la pop mordante, sans demander la permission. Pratique si vous avez entendu un titre en vous disant “ok, c’était quoi, ça ?” : voilà la tracklist complète, épisode par épisode.
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Une BO qui aime l’anachronisme (et qui l’assume)
La promesse de Young Sherlock, c’est un polar d’aventure qui ne se contente pas d’aligner des indices : il veut aussi donner une sensation de mouvement permanent. La musique sert précisément à ça. On retrouve cette patte “Ritchie” dans le choix de morceaux qui claquent, parfois inattendus, souvent très identifiables, comme si la série cherchait à provoquer une réaction immédiate plutôt qu’à rester “dans le ton”.
Le mélange est volontairement large : Black Sabbath qui débarque sans prévenir, Radiohead en mode tension sourde, The Cure pour une couleur plus froide, mais aussi des titres traditionnels et des morceaux francophones qui donnent un relief particulier à certains passages. Difficile de ne pas voir une stratégie : faire de la BO un fil rouge émotionnel, même quand l’intrigue s’amuse à vous perdre.
On peut se demander si ce côté “playlist qui surprend” ne finit pas par prendre le dessus sur l’immersion. Tout dépend de votre tolérance à l’anachronisme. Si vous aimez les séries qui jouent avec les codes, vous allez probablement y trouver votre compte. Si vous cherchez une reconstitution sage, la BO risque de vous sortir de l’épisode… parfois exprès.
La tracklist complète, épisode par épisode
Épisode 1
The Rocky Road To Dublin – Lankum
I’m A Man – Smoove & Turrell
Neat Neat Neat – The Damned
Magpie – The Unthanks
Don’t Forget Who You Are – Miles Kane
Épisode 2
Wild Rover – Lankum
Devil’s Dance Floor – Flogging Molly
Let It Burn – GOAT
Twa Corbies – Steeleye Span
Épisode 3
Zadok The Priest (from The Madness of King George) – The City of Prague Philharmonic Orchestra
Brahms’ Violin Concerto Op 77 – Takako Nishizaki, Slovenská filharmónia, Stephen Gunzenhauser
Lightning’s Girl – Nancy Sinatra
Dark Side – Bishop Briggs
Épisode 4
The Wizard – Black Sabbath
The Man Comes Around – Johnny Cash
Épisode 5
A Forest – The Cure
Épisode 6
Young Men Dead – The Black Angels
La Coeur Au Bout Des Doigts – Jacqueline Taieb
These Dishes Ain’t Gonna Do Themselves – Kabeaushé
Let’s Go Get ‘Em – Rebirth Brass Band
Special Needs – Placebo
Épisode 7
Talk Show Host – Radiohead
Et Moi, Et Moi, Et Moi – Jacques Dutronc
Sur Une Nappe De Restaurant – Jacques Dutronc
7 Heures du Matin – Jacqueline Taieb
Aflana – Attarazat Addahabia & Faradjallah
Life Is – Jessica Pratt
Épisode 8
Man on a Mission – The Black Keys
Où regarder la série en France, et pour qui ça vaut le coup
Young Sherlock est disponible sur Prime Video, avec les huit épisodes déjà en ligne. Pas de diffusion au compte-gouttes ici : si vous aimez enchaîner, la série se prête clairement au binge-watching. Côté abonnement, il faut passer par Amazon Prime (Prime Video inclus) : 6,99 € par mois ou 69,90 € par an.
Sur le fond, la série vise un public assez large : ceux qui aiment les mystères rythmés, les duos qui se cherchent, et les intrigues qui multiplient les embranchements. La présence d’un Moriarty déjà très proche de l’action donne aussi une dynamique particulière, plus “buddy movie” que duel à distance. Avouons-le, l’ensemble semble parfois plus intéressé par l’élan que par la rigueur, mais c’est aussi ce qui la rend facile à lancer un soir.
Ma recommandation : si vous venez pour une enquête “à l’ancienne”, très posée, vous risquez de tiquer. Si vous voulez une série nerveuse, avec une bande originale qui prend des risques et des choix musicaux qui restent en tête, Young Sherlock a de quoi vous accrocher. Reste la question qui fâche : est-ce que cette BO, aussi brillante soit-elle par moments, ne sert pas aussi à masquer des facilités d’écriture ?

