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5 G en France : la date de lancement officiel des enchères de fréquences dévoilée

L’autorité de régulation des télécoms vient de dévoiler le nouveau calendrier 5G en France. Voici les dates de déploiement de cette nouvelle norme de téléphonie mobile.

Pour éviter les conflits entre les différents opérateurs, plus de liberté leur sera accordée. Les dates communiquées pour le partage de fréquences ne seront toutefois pas négociables.

Entre le 20 et le 30 septembre

La crise sanitaire mondiale n’a pas été sans conséquence sur le calendrier de déploiement de la 5 G en France. En effet, le top départ était initialement prévu pour le 21 avril. En raison de l’épidémie du Covid-19, l’attribution des fréquences pour cette dernière génération de réseau télécom devait avoir lieu courant juin. Le 11 juin, l’autorité de régulation des communications électroniques a finalement officialisé son calendrier afin de la décaler à la fin septembre. Suite à un accord avec les opérateurs, l’Arcep a donc fixé les enchères pour les 20 et 30 septembre prochain.

Un nouveau report du calendrier

Dans ce contexte, il faut noter que le retard de la France dans le déploiement de la 5G avait eu des effets auprès des opérateurs mobiles. La crise a fortement impacté leur stratégie. Bouygues et SFR souhaitaient reporter tout le processus pour l’an prochain. Quant à Orange et Free, les deux fournisseurs avaient insisté sur l’attribution des fréquences le plus tôt possible. Selon Bouygues Telecom, le décalage lui permettrait de soigner ses infrastructures. Cela dit, il comptait améliorer son réseau en peaufinant la 4G et la fibre qu’il commercialise actuellement.

Source : Capture sur

La liberté de déploiement des opérateurs

Quoi qu’il en soit, l’autorité de régulation des télécommunications ne compte plus modifier le dernier calendrier officiel qu’elle a fixé. Elle pense que sa décision allègera certainement la difficulté économique dans laquelle le troisième opérateur historique français pourrait entrer lors de la reprise du calendrier de la 5G. Par ailleurs, l’Arcep n’obligera pas les fournisseurs à se déployer sur deux villes avant l’année prochaine.

Même si cette liberté peut se traduire en compromis économique, elle évitera néanmoins la précipitation des opérateurs au lendemain de la crise. Le gendarme des télécoms est évidemment conscient du souci des fournisseurs dans le choix de leur déploiement. Il remarque que si l’un ambitionne de se déployer avant la fin de l’année, les autres suivront.

2,14 milliards d’euros au minimum

5G : le lancement des enchères fixé à la fin septembre en France

Il s’agit plus précisément de la somme globale censée être dépensée par les quatre opérateurs traditionnels français de téléphonie mobile dans la procédure d’attribution des fréquences. Ces deux rendez-vous fixés par l’Arcep seront ainsi l’occasion de se répartir les différents blocs de fréquences de 50 GHz et de 10 GHz réservés à la 5 G. Ce montant est par ailleurs très « raisonnable », selon Agnès Pannier-Runacher, la secrétaire d’État au ministère de l’Économie et des Finances. Le spectre de fréquences disponibles pour ce nouveau réseau, notamment 310 MHz dans la bande des 3,5 GHz, sera donc vendu d’une part à prix fixe et d’une autre par lots.